Violences politiques de 2021-2024 au Sénégal : la justice procède à ses trois premières inculpations
Deux ans après la plainte du militant du Pastef Pape Abdoulaye Touré, un agent de sécurité de l'UCAD a été placé en détention préventive et deux autres personnes sous contrôle judiciaire.

La justice sénégalaise a procédé à ses trois premières inculpations dans le dossier des violences politiques survenues entre 2021 et 2024, marquant une étape dans une procédure ouverte il y a deux ans. L'affaire fait suite à une plainte pour « séquestration et enlèvement illégal » déposée par Pape Abdoulaye Touré, un jeune militant du parti Pastef.
Un agent de sécurité du campus de l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar a été placé en détention préventive dans le cadre de cette procédure. Deux autres personnes, membres de l'équipe de l'ex-ministre de la Jeunesse Pape Malick Ndour, ont pour leur part été placées sous contrôle judiciaire, mardi 22 septembre.
Ces inculpations interviennent après une instruction longue de deux ans, période durant laquelle la plainte initiale de Pape Abdoulaye Touré a fait l'objet d'investigations judiciaires. L'affaire s'inscrit dans le contexte plus large des violences politiques qui ont marqué le Sénégal durant la période 2021-2024, une phase de tensions politiques importantes dans le pays.
La procédure judiciaire devrait se poursuivre dans les prochaines semaines, avec d'éventuelles auditions supplémentaires et la possibilité que d'autres personnes soient mises en cause à mesure que l'enquête avance.
Cette affaire est suivie de près par les observateurs de la vie politique sénégalaise, dans un contexte où les violences de cette période continuent de faire l'objet de procédures judiciaires et de débats publics dans le pays.
Sources
- Violences politiques de 2021-2024 au Sénégal: la justice a procédé à trois premières inculpations — RFI — Français
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