Un éditorial du Guardian remet en question la facture de 120 milliards de livres sterling du resserrement quantitatif de la Banque d'Angleterre
Un article d'opinion publié dans le Guardian affirme que le programme de vente d'obligations de la Banque d'Angleterre a brouillé les frontières entre la politique monétaire et budgétaire, laissant les ministres responsables de coûts qu'ils ne peuvent pas contrôler.
La section Affaires du Guardian a publié un éditorial le 15 septembre 2026 examinant les implications financières du programme de resserrement quantitatif (RQ) de la Banque d'Angleterre, lequel pourrait, selon l'article, coûter jusqu'à 120 milliards de livres sterling aux finances publiques britanniques.
Selon l'éditorial, la Banque d'Angleterre a révélé en août que sa politique de vente d'obligations d'État accumulées lors de l'assouplissement quantitatif (AQ) pourrait entraîner ce coût substantiel pour les finances publiques. L'article indique que l'année dernière, les ministres ont versé 17 milliards de livres sterling à la Banque pour couvrir ce que l'éditorial décrit comme des « pertes en quelque sorte théoriques », une somme supérieure au budget du ministère de la Justice.
Le Guardian rappelle que lorsque le gouvernement travailliste a accordé son indépendance à la Banque d'Angleterre en 1997, la répartition prévue des responsabilités était que la Banque fixerait les taux d'intérêt tandis que le Trésor gérerait l'imposition et les dépenses — la politique monétaire séparée de la politique budgétaire. L'éditorial argue que cet arrangement a été conçu pour une époque où les décisions de politique monétaire n'avaient que des conséquences budgétaires indirectes.
L'article soutient qu'une série de crises — la crise financière de 2008, la pandémie de Covid-19, la guerre et les différends commerciaux — ont transformé ce paysage. Au cours de ces événements, la Banque a acheté de grandes quantités d'obligations d'État par le biais de son programme d'AQ pour soutenir l'économie. L'éditorial argue que le cadre institutionnel, qui laisse une banque centrale indépendante décider ce qu'il convient de faire de ces portefeuilles obligataires, n'a pas suivi l'évolution des circonstances.
L'éditorial cite Charlie Bean, un ancien gouverneur adjoint de la Banque d'Angleterre, qui aurait reconnu, selon le Guardian, que l'indépendance de la banque centrale ne peut pas justifier d'accorder au Comité de politique monétaire (CPM) non élu un contrôle effectif sur des décisions ayant des conséquences majeures pour les dépenses publiques.
L'éditorial du Guardian demande que l'arrangement actuel — selon lequel le Trésor indemnise la Banque d'Angleterre pour les pertes découlant de ses ventes d'obligations — soit reconsidéré, arguant que la politique « devrait clairement être repensée » et que l'arrangement d'indemnisation devrait prendre fin.
La Banque d'Angleterre n'a pas publié de réponse officielle traitée dans cet éditorial, et l'article ne cite aucun commentaire direct des responsables du Trésor.
Sources
- The Guardian view on the Bank of England’s £120bn bill: power without accountability | Editorial — The Guardian — Business
EGazette résume des articles de plusieurs sources ; suivez les liens pour les originaux.
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