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Congo-Brazzaville : plus de 560 jeunes disparus depuis le lancement de l'opération « Zéro Kuluna », selon l'OCDH

L'Observatoire congolais des droits de l'Homme affirme que 561 jeunes restent portés disparus depuis que la lutte contre la criminalité urbaine a été confiée à la garde présidentielle il y a un an.

· 2 min de lecture · langue: fr
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— RFI — Français

Plus de 560 jeunes ont été portés disparus au Congo-Brazzaville dans le cadre de l'opération « Zéro Kuluna », selon les conclusions d'une enquête présentée ce mardi 22 septembre par l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH).

Selon l'organisation, 561 jeunes sont aujourd'hui portés disparus, sans nouvelles de leur sort, depuis le lancement de cette opération de lutte contre la criminalité urbaine. L'OCDH indique mener cette enquête depuis que le président Denis Sassou Nguesso a confié, il y a un an, la responsabilité de cette lutte à sa garde présidentielle.

L'opération « Zéro Kuluna » visait à l'origine à endiguer la criminalité urbaine, en particulier les violences attribuées à des bandes de jeunes désignées sous le terme de « kuluna ». Mais selon l'OCDH, sa mise en œuvre s'est accompagnée d'une vague de disparitions touchant des centaines de jeunes, dont les familles restent sans nouvelles.

L'organisation congolaise de défense des droits humains a présenté ce mardi le résultat de ses investigations, menées sur la durée, afin de documenter l'ampleur du phénomène et d'alerter sur le sort de ces jeunes disparus. Le rapport intervient alors que l'implication de la garde présidentielle dans la conduite de cette opération sécuritaire suscite des interrogations sur la transparence des méthodes employées.

Les familles des personnes disparues restent dans l'attente d'informations sur le sort de leurs proches, un an après le lancement de cette opération sécuritaire d'ampleur. Les éléments disponibles ne précisent pas si les autorités congolaises ont réagi publiquement aux conclusions de l'enquête de l'OCDH.

L'affaire pourrait relancer le débat sur les méthodes utilisées dans la lutte contre la criminalité urbaine au Congo-Brazzaville, un an après le transfert de cette mission à la garde présidentielle.

Sources

EGazette résume des articles de plusieurs sources ; suivez les liens pour les originaux.

Également disponible en : ARENTRUR

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